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Le Maire : Mr ADRIAN Daniel
1er Adjoint : Mme ITTY Sabine
2ème Adjoint : Mr MIHELCK Jean-Pierre
3ème Adjoint : Mme BOMBARDE Annick
4ème Adjoint : Mr IELLI Jacques
5ème Adjoint : Mr TISCHMACHER François
Secrétaire générale : Mme Maria TOCCO, (M.tocco@ville-landser.fr)
Agents administratifs :
- Mme Patricia YVARS, Service financier, Registres d'état civil, Aide sociale, Elections (P.Yvars@ville-landser.fr)
- Mme Marie-Pierre MARTIN, Accueil du public.
Carte nationale d'identité, Passeport, Etrangers, Carte de séjour, Naturalisation, Affaires militaires Recensement
Association Foncière - Agence postale (MP.Martin@ville-landser.fr)
Service technique : M. Jean-Yves ROUDAUT, Technicien territorial chargé du service, Travaux communaux, Urbanisme, Environnement, Cimetière, Incendie sécurité
Association Foncière (jy.roudaut@ville-landser.fr)
Mairie Heures d'ouverture : Lundi : 8h00 - 11h30 / 13h30 - 19h30 Mardi : 8h00 - 11h30 / 13h30 - 18h00 Mercredi : 8h00 - 11h30 / 13h30 - 19h00 Jeudi : Fermé Vendredi : 8h00 - 11h30 / 13h30 - 17h00 | |
Nombre habitants : Au début de la période révolutionnaire (1790) Landser est un gros bourg de 568 habitants. Au cours du XIXème siècle elle connaît un lent déclin : 542 habitants en 1865, 339 habitants en 1900. Au XXème siècle jusque dans les années 60 elle stagnera à ce faible niveau : 351 habitants en 1936, 339 en 1962, 330 en 1968. La construction du lotissement Chalandon et le développement des autres lotissements au cours des années 70 entraînent une véritable explosion démographique : 1750 habitants en 1975, plus de 2400 en 1978. Le vieillissement de la population et le départ d'une partie des jeunes ont entraîné un nouveau fléchissement dans les années 80 : 2345 habitants en 1982, 1976 habitants en 1990.
Landser occupe un étroit vallon (altitude 255m), presque entièrement entouré de collines (altitude maximale 300m), ouvert seulement au nord-est en direction de Dietwiller et de la plaine. Le village s'est développé à l'origine au fond du vallon, entre les 2 rivières, le Muehlbach (prenant sa source au-delà de Steinbrunn-Le-Haut) et le (Nacht-) Riedgraben (qui prend sa source à proximité de la chapelle Ste Appoline sur le ban de Steinbrunn-Le-Bas), qui se rejoignent à Landser (formant le Niedermattgraben qui s'écoule vers Dietwiller puis se perd dans la plaine).
Landser est situé sur la bordure orientale du Sundgau, non loin de la plaine du Rhin et de la forêt de la Hardt, à 10 km au sud de Mulhouse, à 7 km au nord-ouest de Sierentz et à 7 km au sud-ouest de Habsheim.
Landser se trouve sur une route secondaire (C.D. 6b) transversale reliant la plaine (Habsheim) à Altkirch (en passant par Steinbrunn, Obermorschwiller et Emlingen).
Le ban de Landser est de taille limitée (304 ha). Il touche les bans communaux de Steinbrunn-le-Bas, Schlierbach, Dietwiller (canton de Sierentz), d'Eschentzwiller (canton de Habsheim) et de Bruebach (canton de Mulhouse-Sud). L'essentiel du ban est occupé par les terres agricoles (cultures céréalières, prairies). La forêt du Kaegy, au sud du ban, s'étend sur 16 ha environ.
Si un certain nombre de témoignages archéologiques semblent indiquer une occupation du site très ancienne (traces d'habitats de la civilisation rubanée - 4ème millénaire avant JC -, de l'âge du bronze final, de l'âge du fer ; vestiges d'un petit établissement agricole de la période gallo-romaine). La 1ère mention historique de Landser est pourtant récente. C'est dans un texte de 1246 qu'il est question pour la 1ère fois du château de Landser (« castrum Landisera") appartenant à la famille des Buttenheim. En 1269 les Butenheim vendent Landser et le château à l'évêque de Bâle et quelques années plus tard le tout est acquis par les Habsbourg.

Les Habsbourg vont faire de Landser une ville (elle est entourée de remparts et dispose d'un marché), qui devient le centre administratif d'une seigneurie importante (comprenant plus de 30 villages). Mais cette prospérité ne durera pas. A la fin du XIVème siècle Landser a perdu son statut de ville, mais elle reste le chef-lieu de la seigneurie, divisée en Haut- et Bas-Bailliage de Landser.
Aux XIV et XV siècles Landser et sa seigneurie sont engagées à de multiples reprises par les Habsbourg - qui avaient besoin d'argent - à des seigneurs-gagistes. Le bourg et le château sont menacés ou dévastés plusieurs fois par les conflits qui touchent la région.
Landser et sa région sont particulièrement touchés lors de la guerre de Trente Ans. En 1632-33 Landser est occupé par les Suédois aux ordres du redoutable colonel de Harpf (pillages, destructions, massacres, ...). En 1635 les troupes françaises investissent à leur tour le village et incendient le château qui ne sera pas reconstruit.
Dès 1645 la seigneurie de Landser est donnée par le roi de France aux frères Herwart (banquiers originaires d'Augsbourg) en compensation des avances financières accordées pendant la guerre. Leurs héritiers la conserveront jusqu'à la révolution.
La 2ème moitié du XVIIème siècle correspond à la période de la reconstruction. Progressivement Landser retrouve une véritable prospérité qu'elle conserve pendant tout le XVIIIème siècle. Son rôle de chef-lieu de seigneurie et de bailliage explique la présence d'un personnel administratif nombreux et de beaucoup d'artisans.
Mais la Révolution Française va mettre en cause cette prospérité. Dès les mois de juillet-août 1789, Landser est menacée par la troupe des paysans révoltés du Sundgau. Toute la période révolutionnaire sera particulièrement troublée (notamment en raison des querelles religieuses). Même si Landser reste chef-lieu de canton, le bourg ressort affaibli de cette période (personnel administratif beaucoup moins nombreux que sous l'Ancien Régime).
Ce déclin se poursuit au XIXème siècle. Au déclin administratif se rajoute le déclin économique (baisse de l'activité artisanale et de l'activité commerciale en grande partie en raison de l'éloignement par rapport à l'axe de communication principal Mulhouse-Bâle - route et voie ferrée - qui passe par Habsheim et Sierentz).
Cette situtation se maintient dans la 1ère moitié du Xxème siècle. Landser devient un simple village à vocation agricole. Cette situation est confirmée par le transfert du chef-lieu de canton à Sierentz en 1948.
Depuis 1970, la construction de nouveaux lotissements a permis le renouveau démographique de Landser, une reprise de l'activité commerciale et un renforcement de son influence au sein du Pays de Sierentz.
Les chroniques rapportent qu'en mars 1496 naquit à Landser un animal monstrueux, un cochon avec une tête mais 2 corps séparés et 8 pattes. 2 éminents artistes de l'époque, frappés par cet événement comme tous leurs contemporains, en ont fait leur source d'inspiration : il s'agit de Sébastien Brant (qui rédigea un poême diffusé sous forme de « feuille volante" surmontée d'une gravure représentant le cochon avec le château de Landser en arrière-plan) et de Albert Dürer (qui a réalisé une petite gravure sur cuivre représentant le cochon monstrueux de Landser).
En février 1633 plusieurs centaines de paysans révoltés qui avaient été faits prisonniers lors de la bataille de Blotzheim quelques jours plus tôt, sont massacrés par les Suédois entre Landser et Steinbrunn. Cet épisode est à l'origine de la légende du « Kuttelrausgraben" au « fossé aux tripes".
En 1929 les pères Salésiens (congrégation fondée au XIXème siècle à Turin par Don Bosco) créèrent à Landser, grâce à une donation de Mme Laillier-Ruell (descendante de la famille Wendling) une école d'agriculture. Transformée en collège d'enseignement secondaire il accueillit dans son internat des jeunes de toute l'Alsace. Aujourd'hui le collège et le lycée Don Bosco accueillent plus de 700 élèves externes et demi-pensionnaires.
Plusieurs membres de la famille GOETZMANN ont occupé la charge de bailli de la seigneurie de Landser aux XVIIème et XVIIIème siècles. Un autre membre de la famille, Louis Valentin GOETZMANN (Landser 1709 - Paris 1794) s'illustra au plan national. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages juridiques. En 1773 il eut une querelle avec Beaumarchais qui connut un grand retentissement. Il mourut sur l'échafaud à Paris durant la Terreur en juillet 1794.
François-Joseph-Antoine HELL (Hirsingue 1731 - Paris 1794). Avocat au conseil souverain d'Alsace il fut à partir de 1777 bailli de la seigneurie et du Haut-bailliage de Landser où il s'établit à partir de ce moment-là. En 1789 il fut élu député du Tiers-Etat aux Etats Généraux mais pour le compte des ditricts de Haguenau et Wissembourg. Il siégea comme député de l'Assemblée Nationale Constituante de juin 1789 à semptembre 1791. Il mourut sur l'échafaud à Paris en avril 1794.
Eugène KALT (Landser 1861 - Paris 1941). Fils de Jean-Baptiste KALT, notaire à Landser, Eugène KALT fit des études de médecine à Besançon puis Nancy. De 1889 à sa mort il exerça à la clinique nationale ophtalmologique des Quinze Vingts à Paris. Il fit faire d'importants progrès à la chirurgie occulaire et est considéré comme l'inventeur des lentilles de contact (travaux de 1888).